01
L’animatique avant la dépense
J’ai monté les keyframes sur musique et dialogues avant de générer la moindre image animée. Un gag qui ne fonctionne pas en images fixes, l’animation ne le sauvera pas. J’ai réglé le tempo comique sur l’animatique, et le trailer en a hérité tel quel.
Les deux montages portent le même mixage audio. Mesuré sur les repères de sous-titres, les minutages divergent d’au plus 0,5 s.
02
Verrouiller le look à partir des planches, pas d’un préréglage
Je n’ai entraîné aucun modèle de style. J’ai passé en références pondérées les neuf planches que cet univers avait déjà, si bien que le look cartoon appartient à l’univers et pas à un préréglage. Chaque plan a ensuite poussé à partir d’un dessin : dix keyframes et un carton-titre, générés à la taille finale.
La sortie native fait 1376 × 768 pour les dix keyframes de plan ; la plaque de titre est revenue en 2880 × 1588. Je les sers sans upscale ni réencodage.
03
Le modèle retient ce qu’on lui montre
Les planches portent le sceau du studio, et le générateur l’a recopié de mémoire. Huit des onze keyframes sont revenues avec une fausse marque peinte dans le coin, un carré rouge sur des traits illisibles, différents sur chaque image. Les faux disaient « Ylowo Dore », « RAO CRO », « KO PAZ ». Les vidéos, elles, étaient saines. J’ai effacé les traits par diffusion à partir de leur pourtour, puis apposé le sceau authentique. Les trente-quatre images de l’univers portent maintenant la même marque, au même endroit.
Une fausse marque est sortie orange, pas rouge. L’imitation dérive de teinte d’une image à l’autre. Je contrôle maintenant le coin inférieur droit de chaque image livrée, sur tous les univers.
04
Un refus resté au montage
Le plan 04 est une image tenue, pas un plan animé. Le filtre de sécurité l’a refusé deux fois, sous deux formulations différentes, un faux positif sur une abeille cartoon. Sur la réplique « Say no more. », une pose héroïque figée passe pour un gag plutôt que pour un compromis. J’ai laissé le dessin au montage, et le making-of le dit sans détour.
Deux formulations ont valu deux refus. La page du carnet s’intitule « Une image restée dessin ».